© Luca Gilli

Luca Gilli

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Au regard de ma technique, mes photos sont assez classiques qui ont une référence directe à la réalité, ainsi comme je l’ai vue et vécue. Ce que vous voyez dans les photos est exactement ce que j’ai eu devant moi quand j’ai pris la photo : je n’ai pas construit des mises en scène et surtout je n’ai pas ajouté des couleurs ou des objets en post-production ! L’atmosphère particulière de mes photos est liée à une surexposition pendant la prise de vue et a une différence de traitement de diverses densités de tons de couleur de chaque photo pendant le développement de fichier RAW : la réalité est toujours là, ou plutôt ce que nous appelons la réalité sans vraiment savoir ce qu’il en est.

Ceci est le même travail qu’on fait dans la chambre noire quand on tire en argentique : il y a rien de diffèrent sous l’aspect conceptuel et de la forme; si on est capable, il peut être seulement une technique plus précise et raffinée.

Aujourd’hui, les gens qui ne connaissent pas la photographie et son histoire, démonisent la photographie numérique car il y a la possibilité de la post-production. Dans l’histoire de la photographie il n’y a pas des photos qui ne soient pas le résultat d’une quelconque post-production, même en argentique !  Pour prendre seulement trois exemples très faciles, très banales et très différents : Les extraordinaires solarisations de Man Ray, les magnifiques tirages de Weston ou de Sarah Moon sont forcement réalisés grâce à une certaine post-production !  La post-production est tout ce qui vient après le clic de l’appareil, et elle est nécessaire pour obtenir chaque photographie depuis 1839 jusqu’aujourd’hui.  La différence est seulement sur le plan du résultat qu’on montre…